Nos vies ne valent pas la peine que nous en parlions, il y a pourtant certains évènements auxquels ont s'attardent, on aimerait qu'ils restent figés dans le temps. Hélas, la vie n'est pas un écran de télévision, devant lequel on s'installerai confortablement, tous les soirs, pour voir défiler les moments choisis, appréciés. Qu'est-ce qui enchante votre vie, jour après jour, année après année ?
Quoi ? Qui fait de votre vie un bonheur illusoire ?
Le bonheur ce n'est pas une propre satisfaction, ce n'est pas ouvrir son frigo et manger sa plaquette de chocolat, seul, chez soi. Le bonheur c'est le bonheur des autres. Et les autres qui sont-ils ? Vos amis, votre famille, votre patron, votre amant, le chien, le chat ; ceux qui sont proches, ceux qui sont loin, ceux qui comptent (faut-il en avoir pour les compter),et ceux qui suivent la route. Vous qui marchez mal ou bien accompagné.
Pourtant,
Ils vous abandonnent tous, d'un moment ou un autre. Ils vous largue comme une vieille merde (car c'est ce que vous êtes, ou deviendrez), ils vous tournent le dos, vous laissant admirer leurs arrières qui s'en vont.
Exemple : Quand vous êtes sur l'autoroute, n'importe laquelle : la votre, il y a les voitures qui vous dépassent et vous qui dépassez les voitures. Au bout du « périple », il n'y a que vous, les autres automobiles ont pris des nationales, ou des départementales.
Et c'est quand ils ne sont plus qu'un minuscule point noir sur votre page que la conscience vous dit « Soit tu prends la solitude ou tu me prend !? ». Là, à ce moment là, vous savez qu'il n'y a plus que l'ombre de l'enveloppe corporelle qui maintient l'esprit, pour noircir les feuilles blanches.
Vous êtes comme un artiste sans couleurs, sans aquarelle, ni pinceau, un homme errant. Il n'y a pas d'heure de départ, pas d'heure d'arrivée. Ce n'est pas le bus qui vous prend, mais vous qui le prenez. Vous choisissez les arrêts et les personnes qui embarquent. Le chemin est long, plus on gagne, plus on perd, c'est la vie. En avançant, on se prépare tout doucement à sortir du car, tout en prenant soin d'écarter ces autres (qui malgré tout, vous aimez). Partez seul, tout contre fait. Je ne peux assurer le retour, moi-même ; J'attends.
Conclusion, qui ne conclut pas vraiment : le Bonheur ; c'est vivre le malheur en étant heureux.
Question(s) – Interprétation(s) – Réflexion(s) – Opposition(s) ?